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Troyes

Troyes

ja:トロワ
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Troyes est une commune française, située dans le département de l'Aube et la région Champagne-Ardenne. Ses habitants sont appelés les Troyens.

Géographie

Troyes est situé sur la Seine. « La cité en forme de bouchon de champagne » (vu du ciel, c'est frappant, avec arbres et canaux dessinant ledit « bouchon » autour des 53 hectares du cœur historique), « le plus bel ensemble citadin médiéval de France ». À cela près, et c'est le secret de Polichinelle des archéologues, que « les maisons Moyen Âge » troyennes sont « quasiment toutes de style Renaissance ». Après l'incendie général de 1524, il s'en fallut d'un cheveu qu'il ne se répétât en 1985, les habitants rebâtirent leurs demeures « en style d'avant », à l'identique dirait-on de nos jours.

Histoire

1985 La ville de Troyes doit son nom au peuple gaulois des Tricasses. C'est dans les environs de Troyes que se serait déroulée en 451 la bataille des Champs catalauniques au terme de laquelle Attila fut vaincu et rebroussa chemin. Au haut-Moyen Âge, la ville fut le chef-lieu d'un comté qui se fondit dans le comté de Champagne. C'était un carrefour important pour les commerçants itinérants, qui se regroupaient dans ce qui s'appelait les foires de Champagne. Ces foires existent toujours mais ont davantage la forme d'une exposition et ont perdu en importance.

Héraldique

foires de Champagne Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Troyes : :D'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées d'or de treize pièces, au chef aussi d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. Il s'agit du blason des comtes de Champagne auquel un chef portant les trois fleurs de lys de France a été ajouté.

Administration

Troyes est le chef-lieu de sept cantons :
- Le 1 canton est formé d'une partie de Troyes et des communes de Saint-Parres-aux-Tertres et Villechétif (14 323 habitants) ;
- Le 2 canton est formé d'une partie de Troyes et des communes de Creney-près-Troyes, Lavau, Mergey, Pont-Sainte-Marie, Saint-Benoît-sur-Seine, Sainte-Maure, Vailly et Villacerf (16 438 habitants) ;
- Le 3 canton est formé d'une partie de Troyes (14 789 habitants) ;
- Le 4 canton est formé d'une partie de Troyes, d'une partie de La Chapelle-Saint-Luc et des communes de Barberey-Saint-Sulpice, Le Pavillon-Sainte-Julie, Payns, Saint-Lyé et Villeloup (15 515 habitants) ;
- Le 5 canton est formé d'une partie de Troyes (10 034 habitants) ;
- Le 6 canton est formé d'une partie de Troyes et des communes de Laines-aux-Bois, Saint-André-les-Vergers et Saint-Germain (19 012 habitants) ;
- Le 7 canton est formé d'une partie de Troyes et des communes de Bréviandes, Rosières-près-Troyes et Saint-Julien-les-Villas (17 010 habitants). Troyes fait partie de la Communauté de l'agglomération troyenne.

Monuments et lieux touristiques

Communauté de l'agglomération troyenne Troyes est classée ville d'art et d'histoire.

Bâtiments et lieux publics remarquables

ville d'art et d'histoire ; Hotel de ville : Style Louis XIII, datant du . Cet hotel de ville est l'un des rares à avoir conservé sur son porche la devise révolutionnaire dans sa forme initiale : Unité indivisible de la République - Liberté, égalité, fraternité, ou la mort ; Hôtel de Marisy : (XVIe siècle). ; Hôtel du Lion Noir : (XVIe siècle). Décoration de la façade typique de la 2nde renaissance. Escalier en colimaçon en bois très rare. La plupart de ce type sont faits en pierre à cette époque. A appartenu à la famille Huez. Située rue Emile Zola), elle est inscrite sur la seconde liste de patrimoine mondial. Emile Zola
- L'architecture du « bouchon de champagne » est dominée par des maisons à colombages des XVI et s, en cours de restauration depuis le début des années 1990. Par exemple, on trouve un ensemble de maisons à colombage rue Passerat. Certains toits et maisons sont couvertes d'essentes tuiles en châtaignier bois réputé imputrescible.
- La Ruelle des chats très étroite donne une idée des rues féodales se rétrecissant en hauteur. Les étages des maisons débordaient sur la rue pour augmenter la surface. L'impôt était calculé sur la surface au sol. Elle devrait son nom au fait qu' un chat pourrait passer d'un côté à l'autre de la rue en passant par les toits.

Bâtiments religieux

; Cathédrale saint-Pierre-et-saint-Paul ; Église saint-Nizier : Gothique et renaissance, avec de remarquables sculptures. ; Basilique saint Urbain : Gothique du avec une toiture en tuiles vernissées. Déclarée basilique en 1964, elle fut contruite par Pantaléon, pape en 1261, sous le nom de Urbain IV, sur des terrains où se trouvait l'échoppe de son père. ; Église sainte Madeleine : Jubé flamboyant sculpté par Jean Gailde, avec une statue de sainte-Marthe. (Quartier Saint-Jean) Saint-Jean ; Église saint Jean : Chœur renaissance, tabernacle du maître autel par Giraudon. Sur le portail blason de Charles IX. ; Église saint-Nicolas : Gothique du début du , avec une chapelle du calvaire en forme de tribune à laquelle on accède par un escalier monumental. Sur le portail sud, deux sculptures de François Gentil : David et Isaïe. ; Église saint-Pantaléon : Véritable musée de la statuaire troyenne du XVIe siècle. ; Église saint-Rémy : Noter son clocher vrillé d'une hauteur de 60 mètres, son horloge extérieure à une seule aiguille, un cadran solaire avec l'inscrition latine « sicut umbra dies nostri super terram » « sur terre nos jours passent comme l'ombre ».

Musées

; Musée d'Art moderne : ; Musée de l'Outil et de la pensée ouvrière : ; Musée historique de Troyes et de la Champagne : ; Musée de la bonneterie : ; Apothicairerie de l'Hôtel-Dieu-Lecomte : ; Musée Saint-Loup : ; Musée Di Marco :

Autres


- La ville est connue pour ses magasins d'usine à prix bas de vêtements, chaussure. Elle est désormais devenue la capitale européenne des magasins d'usine. (http://www.troyesmagusine.com)
- Ses lacs (lac de la forêt d'Orient) où l'on peut s'adonner à la pêche, aux loisirs nautiques ou à la baignade. Les lacs ont été en partie spécialisés dans une ou plusieurs de ces activités.
- L'ESTAC son équipe de football.

Culture

Gastronomie


- L'Andouillette de Troyes

Économie


- Fonderies
- Bonneterie
- Pneumatiques

Enseignement supérieur et recherche


- L'Université de Technologie de Troyes (UTT), créée en septembre 1994, accueillait 1793 étudiants en formation d'ingénieur ou doctorants en 2004. Elle est l'une des trois Universités de Technologie en France, avec l'UTC et l'UTBM.

Liens externes


- [http://www.ville-troyes.fr/ Site de la mairie de Troyes]
- [http://www.troyesenchampagne.com/ Le portail des principaux sites internet du département]
- [http://www.troyesciteweb.com/ Troyes, Cité Web : guide d'informations sur Troyes]
- [http://www.troyesmagusine.com/ Site d'informations : les 250 magasins d'usine de Troyes]
- [http://www.auboisementcorrect.com/ Un blog sur Troyes et l'Aube]

Communes de France

La commune est une division administrative de la France, le découpage ultime du territoire français. Une commune correspond généralement au territoire d'une ville ou d'un village. Sa superficie et surtout sa population peuvent varier considérablement (la plus peuplée, Paris, possède plus de 2 millions d'habitants, la moins peuplée seulement 1). Il existe à l'heure actuelle 36 679 communes en France (dont 214 outre-mer) qui couvrent l'intégralité du territoire français (à l'exception de Wallis-et-Futuna et de quelques territoires sans population permanente).

Rôle et administration

Malgré les disparités de population et de superficie entre les communes françaises, toutes possèdent la même structure administrative et les mêmes compétences légales (à l'exception de Paris). Une commune est administrée par un conseil municipal, dont les membres sont élus au suffrage universel (suffrage direct) pour six ans. Le conseil municipal élit en son sein le maire, qui est chargé – entre autres choses – d'appliquer les décisions du conseil, et ses adjoints, qui peuvent recevoir certaines délégations. Le nombre de conseillers municipaux est déterminé par la population de la commune, le minimum étant de 7. Les séances du conseil sont publiques, mais seuls ses membres peuvent s'y exprimer. Une commune est une collectivité territoriale, une personne morale de droit public et dispose d'un budget constitué pour l'essentiel des taxes foncières (portant sur les les propriétés) et professionnelles (acquitées par les artisans, les commerçants et les entreprises) ; elle s'occupe de l'administration locale (gestion de l'eau, des permis de construire, etc.). Le maire a la charge des actes d'état civil (naissance, mariage, divorce, décès...) ; il dispose également d'un pouvoir de police (sauf à Paris où cette compétence est assurée par le préfet de police, sous l'autorité du gouvernement de la France). Les trois communes les plus peuplées (Paris, Lyon et Marseille) sont encore divisées en arrondissements municipaux (qui n'ont rien à voir avec les arrondissements départementaux, une autre division administrative française), mais leur compétences sont réduites (ils n'ont pas de budget propre, par exemple). Les compétences des communes sont régies par les parties législative et réglementaire du Code général des collectivités territoriales qui s'est substitué au Code des communes (sauf en matière de personnel), par la loi du 21 février 1996 pour la partie législative et par le décret n° 2000-318 du 7 avril 2000 pour la partie réglementaire.

Histoire

Les communes furent créées lors de la Révolution française, le 14 décembre 1789, afin d'uniformiser le territoire français, divisé jusque là en paroisses, villes ou villages (en même temps que la création des départements, des arrondissements et des cantons). Le terme de « commune », au sens de l’administration territoriale contemporaine, est imposé par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II (31 octobre 1793) : « La Convention nationale, sur la proposition d’un membre, décrète que toutes les dénominations de ville, bourg ou village sont supprimées et que celle de commune leur est substituée ». Les membres du conseil municipal étaient élus au suffrage censitaire. Le maire était nommé soit par le pouvoir central pour les communes les plus peuplées, soit par le préfet pour les autres. La loi municipale du 5 avril 1884 institue que le conseil municipal soit élu au suffrage direct. Le conseil siège au chef-lieu de la commune et est présidé par un maire qui est désigné parmi les siens.

Statistiques

Nombre de communes

La France compte 36 779 communes, dont 36 565 en France métropolitaine et 214 outre-mer. Ce nombre est nettement plus élevé que la plupart des pays européens (l'Allemagne compte environ 13 000 communes, l'Espagne et l'Italie environ 8 000. Le Royaume-Uni ne possède pas de division territoriale similaire). Contrairement à d'autres pays dont certaines parties peuvent être directement administrées par une division d'ordre supérieure (comme les États-Unis), la totalité du territoire de la République française est découpé en communes à l'exception de :
- Wallis-et-Futuna, partagé en trois royaumes
- les terres australes et antarctiques françaises
- les îles éparses de l'océan Indien
- l'île Clipperton

Population

Données basées sur le recensement de 1999, population sans doubles comptes. La population médiane des communes de France métropolitaines est de 380 habitants (à titre de comparaison, la population médiane des communes belges est de 11 265 habitants, des communes italiennes de 2 343 habitants et d'Espagne de 564 habitants). La population moyenne est de 1 542 habitants. En France métropolitaine, 31 927 communes ont moins de 2 000 habitants (regroupant 25,3% de la population totale), 3 764 entre 2 000 et 10 000 habitants (25,5%), 762 entre 10 000 et 50 000 habitants (25,3%), 102 entre 50 000 et 200 000 habitants (14,4%), 10 plus de 200 000 habitants (8,9%). Par ailleurs, plus de 10 000 communes ont moins de 200 habitants. La commune de France métropolitaine la plus peuplée est Paris (2 125 246 habitants). La plus densément peuplée est Levallois-Perret (Hauts-de-Seine, 22 199 hab/km²) ; la commune urbaine (c'est-à-dire une commune comportant une zone de plus de 2 000 habitants où aucune habitation n'est séparée de la plus proche de plus de 200 mètres) la moins densément peuplée est Arles (Bouches-du-Rhône, 67 hab/km²). Six communes totalement dévastées après la bataille de Verdun en 1916 ne furent jamais reconstruites et ne possèdent aucun habitant : Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-le-Mort-Homme, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-près-Samogneux et Louvemont-Côte-du-Poivre. Qualifiées de communes « mortes pour la France », chacune est administrée par un conseil municipal de trois membres nommés par le préfet de la Meuse (voir Villages détruits durant la Première Guerre mondiale). Mis à part ces six communes, Rochefourchat (Drôme) compte un seul habitant, Leménil-Mitry (Meurthe-et-Moselle) et Rouvroy-Ripont (Marne) deux habitants. Le tableau suivant indique les communes françaises de plus de 200 000 habitants, classées par population décroissante : Source : [http://www.insee.fr INSEE]

Superficie


- Les territoires communaux sont précisément délimités par le cadastre.
- La taille moyenne d'une commune de France métropolitaine est de 14,88 km². La taille médiane des communes de France métropolitaine n'est que de 10,73 km², à cause du nombre élevé de communes de faible superficie (là encore, la France fait figure d'exception en Europe : en Allemagne, la taille médiane des communes de la plupart des Länder est supérieure à 15 km², en Italie ell est de 22 km², en Espagne 35 km², en Belgique 40 km²). Plus de 15 000 communes s'étendent sur 2,5 à 10 km².
- Dans les départements d'outre-mer, les communes sont généralement plus grandes qu'en France métropolitaine et peuvent regrouper des villages relativement distants.
- La commune la plus étendue est Maripasoula (Guyane, 3 710 habitants) avec 18 360 km². Sur le territoire métropolitain, Arles (758,93 km²) et les Saintes-Maries-de-la-Mer (374,45 km²), toutes les deux dans les Bouches-du-Rhône, sont les deux communes les plus étendues.

- La plus petite commune est Castelmoron-d'Albret (Gironde, 62 habitants) avec 0,0376 km².

Totalité du territoire

Les 50 communes les plus étendues de France (outre-mer inclus) : Données : Institut géographique national

France métropolitaine

Les 30 communes les plus étendues de France métropolitaine : Les données proviennent de l'Institut national d'études démographiques : [http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/pes303/pes3036.html] Pour mémoire, Paris possède une superficie de 105,40 km²

Extrêmes géographiques


- La commune française la plus haute est Saint-Véran (Hautes-Alpes, 267 habitants), dont le territoire s'étend entre 1 990 et 2 040 m d'altitude.
- La commune française la plus basse est Les Moëres (Nord , 670 habitants), dont une partie du territoire est situé au dessous du niveau de la mer, jusqu'à -4 m.
- La commune française la plus éloignée de Paris est l'Île des Pins (1 671 habitants) en Nouvelle-Calédonie, à 16 841 km de la capitale. Sur le territoire métropolitain continental, il s'agit de Coustouges (134 habitants) et Lamanère (44 habitants), toutes les deux dans les Pyrénées-Orientales et distantes de Paris de 721 km. Si l'on inclut la Corse, il s'agit de Gurgazu à l'est de Bonifacio, située à 986 km
- La commune la plus au Nord est Bray-Dunes, Nord.
- Les communes les plus à l'Ouest sont :
  - Sur le territoire continental : Plougonvelin, Finistère
  - En France métropolitaine : Ouessant, Finistère
  - Sur la totalité du territoire : Rimatara, Polynésie française
- Les communes les plus à l'Est sont :
  - Sur le territoire continental : Lauterbourg, Bas-Rhin
  - En France métropolitaine : Aléria, Haute-Corse
  - Sur la totalité du territoire : Île des Pins, Nouvelle-Calédonie
- Les communes les plus au Sud sont :
  - Sur le territoire continental : Lamanère, Pyrénées-Orientales
  - En France métropolitaine : Bonifacio, Corse-du-Sud
  - Sur la totalité du territoire : Rapa, Polynésie française

Nom


- Les communes françaises possédant le nom le plus long sont Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson (Marne, 592 habitants, 45 signes), Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont (Calvados, 1 731 habitants, 44 signes) et Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur (Haute-Saône, 739 habitants, 43 signes) et possèdent toutes les trois 38 lettres.
- A l'inverse, la commune française avec le nom le plus court est Y (Somme, 89 habitants) .
- La première commune par ordre alphabétique est Aast (Pyrénées-Atlantiques, 190 habitants). La dernière commune par ordre alphabétique est Zuytpeene (Nord, 469 habitants).
- 4 376 communes commencent par « Saint » ou « Sainte » (12% des communes françaises).
- Les noms des communes sont généralement d'origine française ou ont été francisés (comme Toulouse de l'occitan Tolosa, Strasbourg de l'allemand Straßburg ou Perpignan du catalan Perpinyà). Certaines communes conservent cependant le nom de leur langue d'origine, comme par exemple :
  - Allemand : Mittelhausbergen (Bas-Rhin, 1 680 habitants)
  - Basque : Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques, 4 984 habitants)
  - Breton : Kermoroc'h (Côtes-d'Armor, 324 habitants)
  - Catalan : Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales, 1 007 habitants)
  - Comorien : M'Tsangamouji (Mayotte, 5 382 habitants)
  - Corse : San-Gavino-di-Carbini (Corse-du-Sud, 738 habitants)
  - Flamand : Steenvoorde (Nord, 4 024 habitants)
  - Langues amérindiennes : Kourou (Guyane française, 19 107 habitants)
  - Langues austronésiennes : Kouaoua (Nouvelle-Calédonie, 1 524 habitants)
  - Langues polynésiennes : Hitiaa O Te Ra (Polynésie française, 8 286 habitants)
  - Occitan : Belcastel (Aveyron, 251 habitants)

Communes insulaires

Parmi les communes entièrement situées sur une ou plusieurs îles, on peut citer :
- Aix
- Arz
- Batz
- Belle-Île (4 communes : Bangor, Locmaria, Le Palais et Sauzon)
- Bréhat
- Corse (360 communes)
- Guadeloupe (34 communes)
- Groix
- Hoëdic
- Houat
- Île-aux-Moines
- Martinique (34 communes)
- Mayotte (17 communes)
- Molène
- Noirmoutier (4 communes : Barbâtre, L'Épine, La Guérinière et Noirmoutier-en-l'Île)
- Nouvelle-Calédonie (33 communes)
- Oléron (8 communes)
- Ouessant
- Polynésie française (48 communes)
- (10 communes)
- Réunion (24 communes)
- Saint-Pierre-et-Miquelon (2 communes : Miquelon et Saint-Pierre)
- Sein
- Yeu

Intercommunalité

Certaines compétences peuvent être transférées à des structures intercommunales. L'immense majorité des communes française (90%) compte moins de 2 000 habitants. C'est pourquoi il a été envisagé de réduire le nombre de communes par un mécanisme de fusion. Instauré lors de la loi du 16 juillet 1971, dite « loi Marcellin », ce mécanisme peut donner naissance à une commune nouvelle et unique regroupant les communes fusionnées ou bien il confère aux communes fusionnées les statuts de, respectivement, chef-lieu ou commune associée. Dans la dynamique de cette loi, il avait été envisagé environ 3 500 fusions regroupant 10 000 communes. En 1982, on comptait en fait seulement 810 fusions regroupant 1952 communes. Les petites communes préfèrent en effet conserver leurs prérogatives quitte à les confier à des établissements publics de coopération intercommunale, à des société d'économie mixte ou à des associations.

Voir aussi

Liens internes


- Administration territoriale de la France
- Aire urbaine (France)
- Commune associée
- Espace urbain
- Listes des communes de France
- Unité urbaine
- Wikipédia:Projet/Villes françaises

Liens externes


- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/index.asp Liste des 36 679 communes de France (au 1 janvier 2003)]
- [http://www.colloc.minefi.gouv.fr/ Page Collectivités Locales du site du Ministère des finances et de l'industrie (MINEFI)]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRL.html Volet législatif des compétences des communes]
- [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRM.html Volet règlementaire des compétences des communes]
-


Gentilé

:: Pour les gentilés du monde : voir à Gentilés et pour ceux de ce seul pays à Gentilés de France. ----

Définition

Un gentilé ou ethnonyme (voire démonyme peut-être à la façon de l'anglais) est le mot désignant les habitants d’un lieu, un pays, un continent, une région, une province, ou une identité nationale ou ethnique, etc. Il est parfois très différent du toponyme qui est un nom propre (invariable en français). Le gentilé est la dénomination des habitants d’un lieu par rapport à ce lieu. Pour les populations migrantes comme les Roms ou Tsiganes par exemple on emploiera donc un terme tel que ethnonyme ou ethnique de préférence à celui de gentilé, puisqu’il est difficile de leur attacher un lieu géographique significatif et que le terme désigne plutôt une origine ethnique. Donc :
- un gentilé est synonyme de nom d'habitants et
- un ethnonyme est synonyme de nom de peuple. On trouve aussi un ethnique pour un gentilé ou un ethnonyme, ce terme étant aussi utilisé comme adjectif : « nom ethnique », « adjectif ethnique » ou « appellation ethnique » (chez André Rolland de Denus).

Usage des gentilés

Rappelons que selon les conventions typographiques du français : # le nom d'habitant ou gentilé (qui est un substantif) prend la majuscule, # l'adjectif correspondant au gentilé prend la minuscule, # le nom de langue (ou glottonyme) prend aussi la minuscule. Exemples :
- « Les Français ont répandu partout le bon goût français. »
- « J'apprends le français. » Cela permet même de distinguer : # « un savant allemand » qui est un savant de nationalité allemande, # « un savant Allemand », c'est-à-dire un Allemand qui sait beaucoup de choses : dans ce cas on fait la liaison (c'est-à-dire que l'on prononce, mais légèrement, le t de l’adjectif savant). L'adjectif est identique au gentilé à la majuscule près ; le cas suivant est peut-être unique :
- « Les Suissesses ne portent que des montres suisses. » (On évitera de suivre, dans l'usage courant, les écrivains et autres fins connaisseurs de la langue française qui doutent qu'ils faille mettre une majuscule aux gentilés et écrivent parfois : « Les français ont répandu partout le bon goût français. ») On prendra garde aux adjectifs composés en tête de phrase ou de titre (ils ne prennent qu'une seule majuscule) comme dans l’exemple :
- « Tarn-et-garonnaise est mon âme, tarn-et-garonnais est mon cœur, s'écria le Tarn-et-Garonnais en songeant à son Tarn-et-Garonne natal. » Souvent on peut utiliser l'adjectif aussi bien que le gentilé : « Je suis français » est tout aussi correct que « Je suis Français ». Ces règles peuvent différer selon les langues : # L’anglais emploie la majuscule dans les trois cas, si bien que a French letter se dit en français une capote anglaise. # L’espagnol emploie la minuscule dans les trois cas (recommandations de l'Académie royale espagnole). L'usage a pu du reste changer dans le temps et l'on peut observer des chassés-croisés entre le russe et la français à propos des majuscules. Il arrive que le gentilé perde sa majuscule lorqu'il finit par désigner simplement un type humain :
- suisse (suisse d'église par exemple) parce que l'on recrutait souvent des gardes en Suisse autrefois,
- les lesbiennes ne se confondent pas exactement avec les habitantes de Lesbos,
- sybarite fait référence aux habitants de l'antique Sybaris,
- depuis 1945 la classe politique française se réparti entre atlantistes plaçant leur confiance dans l'OTAN et européens (avec minuscule) partisans de la construction europénne. Pour les villes-centres ont prendra l'exemple suivant : un habitant d'Orléans est un Orléanais, la région dont Orléans est le centre s'appelle l'Orléanais (à comprendre pays orléanais) : les habitants de l'Orléanais sont aussi appelés les Orléanais tout comme ceux de la seule Orléans ; le français n'a jamais développé à des surcomposés du type
-
-aisien
ou
-
-oisien
. Les cas où le gentilé ou l'adjectif correspondant désigne autre chose qu'un type humain ne pose guère de difficulté pratique et prend aussi la minuscule :
- danois (ou dogue allemand) désigne une race de chien,
  - (exemple : « Le danois du Danois aboyait sans cesse. »)
- percheron désigne une race de cheval,
- le parmesan est un fromage...

Historique

Le terme gentilé est attesté en français dès 1752 et vient du latin gentile nomen qui correspond au nom de famille chez les Romains (par exemple Julius dans : Caius Julius Caesar, nom latin de Jules César). L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot indique (en 1757) : « GENTILÉ, s. m. [...] Le gentilé d’un seul homme peut être de trois manières & de trois sortes de dénominations : le gentilé, par exemple, du peintre Jean Rothénamer est Allemand, Bavarois et Munichien ; Allemand signifie qu'il est d’Allemagne; Bavarois, qu’il est du cercle de Bavière ; & Munichien [on dit Munichois aujourd’hui], qu’il est de Munich. » Le mot gentilé est inconnu du TLFi mais bien documenté dans les divers dictionnaires Robert. Le terme gentilé :
- paraît un peu désuet aujourd’hui en France,
- mais a été recommandé par l’Office de la Langue française (devenu l’Office québécois de la langue française ou OQLF depuis lors) du Québec le 5 février 1982 (comme équivalent de l’anglais name of inhabitants ou gentilic).

Étude de la formation des gentilés et toponymes

Si la science des toponymes ou noms de lieux est la toponymie, la science des anthroponymes ou noms de personnes est l'anthroponymie, il n’existe pas de terme consacré pour celles des gentilés (certains suggèrent démonymie), ce qui correspond peut-être à un manque d’intérêt. André Rolland de Denus fait figure de « précurseur » dans l’étude des gentilés. Parmi les grands ancêtres on citera Étienne de Byzance et ses Ethnika. Un gentilé est souvent cité au masculin pluriel. Plutôt que de recourir à des parenthèses pour signaler les différences de nombre et de genre (parenthèses qui défigurent les mots et sont d'une interprétation parfois difficiles par un collégien ou un étranger), on procèdera par énumération dans l'ordre suivant :
- masculin singulier, masculin pluriel, féminin singulier, féminin pluriel Les suffixes formateurs de gentilés les plus courants sont en français :
- -ais(e)(s) pour les villes (Bayonne : Bayonnais) mais aussi pour les pays (Taiwan : Taïwanais, France : Français)
- -ois(e)(s) un peu vieilli, et surtout pour les villes (Amiens : Amiénois) et villages les plus anciens. Il est très vigoureux au Québec, où il représente plus de la moitié des gentilés.
- -ien(ne)(s) ou -éen(ne)(s) surtout pour les pays (Italie : Italiens mais aussi Paris : Parisiens)
- -ain(e)(s) ou -in(e)(s) surtout pour les villes et quartiers D’autres suffixes plus rares sont rencontrés :
- -ic(s) / -ique(s) : un peu savant, mais consacré dans certains gentilés d’usage courant.
- -eau(x) / -elle(s)
- -eux / -euse(s) : parfois argotique
- -(i)ot(e)(s) ou -(i)at(e)(s), le i étant supprimé s'il suit un autre i semi-voyelle
- -on(ne)(s) ou -an(e)(s)
- -ou(se)(s) : suffixe vieilli, conservé par l’usage historique.
- -ard(e)(s) ou -art(e)(s) : vieilli, et parfois employé de façon irrespectueuse ou argotique au lieu d’un autre suffixe usuel (par exemple : Savoyards)
- -toque(s) ou -loque(s) : le plus souvent populaire et argotique
- -iche(s) : le plus souvent populaire et argotique au lieu d’un autre suffixe usuel, en référence au gentilé correspondant en anglais. Quand le toponyme se termine par le suffixe -ie, le plus souvent, ce suffixe est souvent supprimé si le gentilé obtenu se termine par un des suffixes ci-dessus, ou converti en -ien(ne)(s) si cela crée une ambiguité de sens. Les gentilés correspondant à des toponymes composés sont le plus souvent irrégulier en français,souvent assez éloigné du toponyme (même s'il peut rester une origine historique commune). Il n'y a pas de règle établie pour leur formation, même pour les toponymes courant commençant par Saint- ou Sainte- (cet élément n’est souvent pas représenté dans le gentilé), mais l’article initial préfixant certains toponymes est pratiquement toujours ignoré dans le gentilé (par exemple, La Rochelle : Rochelais). Les racines de toponymes contenant des prénoms (souvent très anciens et internationaux) sont souvent dérivés en gentilés français à l’aide d’anciennes racines latines, grecques ou issues d'autres langues. Les gentilés français issus de toponymes composés sont le plus souvent contractés en un terme non composé, après élimination des articles internes et réduction des autres racines.

Voir aussi

Liens internes


- Gentilés pour la liste de tous les gentilés du monde en partant des États.

Liens externes


- Wiktionnaire Catégorie:Gentilés

Seine

La Seine est un fleuve français qui traverse Troyes, Paris et Rouen. La Seine a une longueur de 780 kilomètres. Sa source se situe à 470 mètres d'altitude, à Saint-Germain-Source-Seine sur le plateau de Langres, en Côte-d'Or. Son cours a une orientation générale du sud-est au nord-ouest. Elle se jette dans la Manche, près du Havre. La superficie du bassin versant est d'environ 75 000 km². Celui-ci occupe une partie importante du bassin parisien.

Étymologie

Seine vient du latin Sequana, lui-même emprunté aux peuplades celtiques autochtones. L'origine du nom Sequana est obscure. Certains y voient une erreur de transcription d'un ou de plusieurs mots celtes différents. D'autres un toponyme préceltique, au motif que le groupe 'kw' n'existe pas en celtique continental, où il a évolué en 'p' (exemple : pimp en gallois, cinq < indo-européen
- kwenkw). Cependant, cette évolution a pu se produire postérieurement à l'attribution du nom Sequana par les premiers arrivants celtes : ceux-ci semblent en effet avoir parlé un « proto-celtique » où la mutation kw > p n'était pas encore réalisée, comme l'attesteraient certaines inscriptions celtibères retrouvées en Espagne.

Géographie

Espagne La faible déclivité de la vallée de la Seine, en Île-de-France et en Normandie, a causé la formation de multiples et profonds méandres. Pour la même raison, les effets de la marée se font sentir sur une centaine de km, jusqu'à Poses (barrage le plus aval) et se manifestaient jusqu'à un passé récent, par le phénomène du « mascaret ». La Seine est une voie navigable très importante, reliant Paris à la Manche. De ce fait, deux des plus importants ports fluviaux de France s'y trouvent : Paris (port de Gennevilliers) et Rouen qui est également un important port maritime permettant le transbordement (Premier Port céréalier d'Europe). Elle est navigable en amont de Paris jusqu'à Nogent-sur-Seine, important port céréalier. Autres ports fluviaux notables : Limay-Porcheville (agglomération de Mantes-la-Jolie), Montereau (sites gérés par le port autonome de Paris). De nombreuses industries sont situées le long de la vallée de la Seine, notamment automobile (Poissy, Flins, Cléon, Sandouville), pétrochimie (Port-Jérôme, Gonfreville l'Orcher, Notre-Dame-de-Gravenchon, Petit-Couronne), centrales thermiques (Porcheville, Saint-Ouen), centrale nucléaire (Nogent-sur-Seine). Le lac artificiel de la Forêt d'Orient, en amont de Troyes, a été créé dans les années 1960 pour régulariser le débit du fleuve. lac artificiel de la Forêt d'Orient, Haute-Normandie]]lac artificiel de la Forêt d'Orient Curiosité : Les sources de la Seine sont la propriété de la ville de Paris depuis 1864. Une grotte artificielle a été construite l'année suivante pour abriter la source principale et la statue d'une nymphe symbolisant le fleuve. Cependant, la capitale s'en est désintéressée depuis et la parcelle devrait revenir à la région Bourgogne qui souhaite valoriser le site. Celui-ci abrite également les vestiges d'un temple gallo-romain. Des objets témoignant du culte aux sources du fleuve (Dea Sequana) sont exposés au musée archéologique de Dijon. Bourgogne Bourgogne Les principaux affluents de la Seine et leur longueur :
- l'Aube (D) - 248 km
- l'Yonne (G) - 293 km
- le Loing (G) - 166 km
- l'Essonne (G) - 90 km
- l'Orge (G) - 50 km
- la Marne (D) - 525 km
- l'Oise (D) - 302 km
- l'Epte (D) - 100 km
- l'Andelle (D) - 54 km
- l'Eure (G) - 225 km
- la Risle (G) - 140 km. Elle se jette dans l'estuaire de la Seine. NB : D=Droite G=Gauche

La Seine et les peintres

Risle

Voir aussi

Liens internes


- Liste des fleuves de France
- Liste des ponts sur la Seine
- Liste des écluses de la Seine
- La Seine à Paris

Liens externes


- [http://www.sequana-normandie.com/ Sequana Normandie] Catégorie:Seine Catégorie:Fleuve Catégorie:Cours d'eau de France catégorie:Cours d'eau navigable ko:센 강 ja:セーヌ川

Secret de Polichinelle

Définition

Un secret de Polichinelle est un secret que tous et toutes partagent, mais qui n'est pas une connaissance partagée. Il s'en distingue par le fait que les détenteurs du « secret » ne manifestent pas librement la connaissance qu'ils ont (parce qu'ils croient qu'il vaut mieux, pour eux ou pour d'autres, ne parler qu'avec des gens de confiance ou même complètement se taire), et par conséquent qu'ils ignorent le niveau de connaissance des autres. On est alors dans la situation où « les apparences sont sauves », « personne n'a perdu la face ». Le secret ne porte donc pas sur l'information primaire, mais sur le degré d'information qu'on manifeste et qu'on suppose aux autres.

Théorie de l'information

C'est une notion à la fois très populaire (comme son nom l'indique) et très profonde : un secret de Polichinelle n'est pas du tout équivalent à une chose connue publiquement, ainsi que le prouve les conséquences souvent très importantes de la « révélation » publique du « secret ». Le conte les Habits du roi illustre ce type de phénomène : à l'instant critique, tout le monde voit que le roi est nu, mais se comporte comme s'il était habillé de façon extraordinaire, pour ne pas révéler sa connaissance de cette nudité. Un enfant fait voler le secret en éclat. Deux expériences de pensée illustrent également le phénomène. La première est celle où un père interdit à son fils de sortir. Or, un soir, le père voit son fils dehors : il sait donc, mais son fils ignore qu'il sait. Puis le père en parle à un ami, conversation surprise par le fils : à son tour, le fils sait que son père sait, alors que le père ignore que son fils sait qu'il sait (etc. : on peut faire durer le jeu longtemps, seul l'exposé devient difficile...). On voit bien que ce type de situation, même en poussant à l'infini, est très différente de celle où le père et le fils se croisent dehors. Dans le premier cas, il reste tout un jeu possible (faire semblant d'ignorer et choisir le moment de la révélation, faire « spontanément » amende honorable…), dans le second, le père devra abdiquer ou le fils se soumettre dans une confrontation directe et immédiate. Le problème du cocu l'illustre de façon plus subtile, avec ses variantes. Sur une île vivent N (au moins 2) couples. On suppose qu'il existe des infidèles, et que conformément à l'histoire classique, les cocus ignorent (ou font semblant d'ignorer…) leur situation, mais que tous les autres habitants savent. On ajoute qu'une loi (ou coutume) inexorable exige des cocus qu'ils fassent appel à la justice le jour même de la découverte de la chose, sous peine de subir eux-même l'opprobre. Le problème commence quand, pour une raison quelconque (et insignifiante), quelqu'un ou quelque chose lâche l'information suivante : « Il y a du cocufiage sur cette île ». Au premier degré, ceci n'apprend rien à personne. Chacun connait déjà des cocus. Mais il y a pourtant une information qui passe : avant, on était dans l'incertitude sur le degré de connaissance des autres, maintenant, on sait qu'ils savent, et cela change tout. On peut même déduire le nombre de cocus du nombre de jour pendant lesquels personne ne fait appel à la justice.

Étymologie

Polichinelle est un personnage, une marionnette qui parle tout le temps et qui ne garde pas les secrets.

Voir aussi


- Secret professionnel

1524

Catégorie:1524
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Années 1500 | Années 1510 | Années 1520 | Années 1530 | Années 1540
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---- Cette page concerne l'année 1524 du calendrier julien.

Événements


- 7 mars : Pour le compte du roi de France, le navigateur Verrazano prend pied an Amérique du Nord. Il découvre la baie de New York et l'embouchure du fleuve Hudson.
- 25 décembre : Le pape Clément VII ouvre solennellement le neuvième Jubilé (Année sainte).
- Début d'un soulèvement paysan en Allemagne contre les propriétaires terriens (fin en 1525).
- François Ier de France traverse le comté de Nice et envahi la Provence.
- Le Guatemala, le Costa Rica, le Salvador et le Honduras deviennent espagnols.
- Le conquistador Francisco Pizarro descend la côte pacifique d'Amérique du Sud (fin en 1527).
- Martin Luther introduit la soutane noire du prédicateur.

Naissances en 1524


- 11 septembre : Pierre de Ronsard, poète français
- (juin) : Naissance de Camoëns, poète portugais.

Décès en 1524


- 8 avril : Bayard, militaire français, d'un coup d'arquebuse, alors qu'il protégeait l'arrière-garde de l'armée française.
- 24 décembre : Vasco de Gama, navigateur portugais.
- 20 juillet : Claude de France, duchesse de Bretagne et reine de France.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Hans Holbein l'ancien, peintre allemand
  - Joachim Patinir, peintre flamand. (° v. 1485). ko:1524년 simple:1524

1985

Catégorie:1985 Cette page concerne l'année 1985 du calendrier grégorien.

Événements


- 12 mars : Pourparlers américano-soviétiques sur les armes spatiales, les missiles intercontinentaux et intermédiaires, à Genève.
- 19 novembre : Rencontre entre Reagan et Gorbatchev à Genève.
- Signature des accords du Plaza à New York entre les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Japon, pour une gestion concertée des taux de change afin de faire baisser le dollar (qui avait atteint 10,6 francs français).

Europe


- 5 mars : Échec et fin de la longue grève des mineurs en Grande-Bretagne (plus d'un an).
- 17 avril : Paris propose à la CEE le lancement du projet Eurêka.
- 20 avril : Reconduction « pour 20 ans » du pacte de Varsovie.
- 29 mai : Émeute mortelle au stade du Heysel à Bruxelles lors de la finale de la coupe d'Europe de Football : 38 morts.
- 12 septembre : Le Royaume-Uni expulse 31 « diplomates » soviétiques, l'URSS réplique de même.
- 27 décembre : Attentats palestiniens mortels à Rome et Vienne contre la compagnie El Al : 19 morts et 115 blessés.
- Grève générale des femmes en Islande.

France


- 21 janvier : assassinat du général Audran par Action directe.
- 25 janvier : lancement du plan informatique pour tous.
- 29 mars : Affaire Grégory : Bernard Laroche est abattu d'un coup de fusil par Jean-Marie Villemin qui lui impute l'assassinat de son fils Grégory.
- 3 mars : L'adoption d'un mode de scrutin proportionnel provoque la démission de Michel Rocard du gouvernement. DATE A VERIFIER
- 4 avril : Démission de Michel Rocard du gouvernement, à propos de l'adoption du scrutin proportionnel pour les élections législatives. DATE A VERIFIER
- 26 juin : Adoption du scrutin proportionnel pour les élections législatives.
- 10 juillet : Explosion du Rainbow Warrior en Nouvelle-Zélande par les services secrets français : 1 mort
- 12 juillet : arrestation de deux agents secrets français, les faux époux Turenge, par la police néo-zélandaise.
- 31 juillet : le gouvernement français autorise la création de chaînes privées de télévision.
- 20 septembre : Démission du ministre de la Défense Charles Hernu et l’amiral Pierre Lacoste mis en cause dans l'Affaire du Rainbow Warrior.
- 22 novembre : les agents français jugés pour dans l'Affaire du Rainbow Warrior, Alain Mafart et Dominique Prieur sont condamnés à dix ans de prison pour "homicide involontaire".
- 4 décembre : la visite du général Jaruzelski provoque le « trouble » du Premier ministre Laurent Fabius.
- 21 décembre : Ouverture par Coluche des « Restaurants du cœur ».

Russie


- 11 mars : Mikhaïl Gorbatchev remplace Konstantin Tchernenko à la tête de l'URSS, il lance bientôt la perestroïka et la glasnost.
- 8 avril : Gorbatchev annonce un moratoire sur le déploiement des SS-20 en Europe.
- En décembre, retour d'exil (intérieur) du dissident soviétique Andrei Sakharov.

Asie & sous-continent indien


- 10 juillet : Dégel sino-soviétique, voyage en URSS du vice-premier ministre chinois.
- 12 Août : Un Boeing 747 de la compagnie Japan Air Lines s'écrase sur une montagne, après avoir voulu retourner a Tokyo suite à un problème de décompression de l'appareil. 520 personnes y trouvèrent la mort, cet accident reste à ce jour le plus meurtrier de toute l'histoire de l'aviation.
- 1 septembre : Un terrible tremblement de terre, suivi d'un tsunami, secoue l'ensemble du Japon. À Tōkyō, aux prises avec un immense incendie, le bilan est de 150 000 morts, tandis qu'à Yokohama le nombre des victimes est évalué à 100 000.

Afrique


- 13 juin : Afrique du Sud, les relations sexuelles et mariages entre individus de couleur différente sont «décriminalisés»

Amériques


- 19 septembre : Violent tremblement de terre à Mexico, faisant au moins 7 000 morts.
- 12 novembre : Éruption catastrophique du Nevado del Ruiz en Colombie, faisant 25 000 morts (du fait d'un lahar) : les télévisions retransmettent le décès en direct d'une fillette.
- Dates non renseignées ou inconnues :
  - Mère Teresa ouvre un hospice à Manhattan pour les victimes du SIDA.
  - Brésil, d'immenses manifestations populaires obligent le général João Figueiredo à rendre le pouvoir, et un civil, Tancredo Neves est élu président de la République, mais meurt 4 mois après son élection.
  - Le vice-président José Sarney le remplace à la présidence. Il impose un programme d'austérité économique et introduit une nouvelle monnaie pour tenter de contenir une inflation galopante qui se montera à 1000% en 1989.

Océanie


- En février, La Nouvelle-Zélande quitte l'ANZUS.
- 30 avril : Adoption d'un projet de loi sur la Nouvelle-Calédonie où se produisent des troubles.
- 22 mai : Edgard Pisani ministre de la Nouvelle-Calédonie.
- 10 juillet : Explosion du Rainbow Warrior, navire du groupe écologiste Greenpeace, dans le port d'Auckland, du fait des services secrets français.

Proche-Orient & Monde arabo-musulman


- 22 mai : Enlèvement à Beyrouth de deux Français: Michel Seurat et Jean-Paul Kauffmann.

Arts & Cultures


- Garry Kasparov devient champion du monde des échecs (Anatoli Karpov - 10 ans).
- À Paris, Christo « emballe » le Pont Neuf.
- À l'Académie des sciences de Moscou, Alexey Pajitnov crée Tetris, le jeu vidéo le plus populaire de tous les temps.

Cinéma


- 24 avril : Sortie du film Shoah de Claude Lanzmann.
- Les ripoux de Claude Zidi remporte le César du meilleur film.
- Out of Africa de Sydney Pollack remporte l'Oscar du meilleur film.
- Papa est en voyage d'affaires d'Emir Kusturica remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- 9 édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Histoire d'une rencontre, de Brahim Tsaki (Algérie) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).

Musique


- 7 mars : Sortie de la chanson We Are the World écrite par Michael Jackson et Lionel Richie dont les bénéfices seront versés à la lutte contre la famine en Ethiopie.
- 21 mars : Création à San Francisco (États-Unis) de «Harmonielehre» de John Adams par le San Francisco Symphony, sous la direction de Edo de Waart.
- 22 septembre : Création au Théâtre de la Fenice de Venise, dans le cadre de la Biennale, de «Assaï», de Pascal Dusapin.
- Album « Mistral Gagnant » de Renaud
- Naissance du groupe rock Guns n' Roses. Composé des guitaristes Slash et Izzy Stradlin, du chanteur Axl Rose, du bassiste Duff McKagan et du batteur Steven Adler.

Sciences & techniques


- Sortie de la console de jeux Famicom aux États-Unis
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'Internationale des Médecins contre la Guerre Nucléaire.
- Un tremblement de terre de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter fait 6000 victimes à Mexico.

Sports


- 7 juillet : Boris Becker, dit Boum-Boum, joueur de tennis allemand remporte la finale homme du tournoi de tennis de Wimbledon. Il est le plus jeune vainqueur, puisque âgé de 17 ans et 7 mois.

Naissances en 1985


- 22 mars : Keira Knightley, actrice britannique
- 10 octobre: Evode Imena, scientifique Rwandais

Décès en 1985


- 2 janvier : Jacques de Lacretelle, écrivain français
- 11 février : Henry Hathaway, cinéaste américain
- 10 mars : Konstantine Tchernenko, homme d'État soviétique
- 28 mars : Marc Chagall, peintre français d'origine russe
- 10 avril : Vladimir Jankélévitch, philosophe français
- 11 avril : Enver Hoxha, dirigeant albanais
- 27 juillet : Michel Audiard, scénariste et réalisateur français
- 6 août : Philippe de Dieuleveult, journaliste et animateur de télévision
- 19 septembre : Italo Calvino, écrivain italien
- 30 septembre : Simone Signoret, actrice
- 10 octobre : Orson Welles, l'acteur et réalisateur américain
- 24 novembre : René Barjavel, écrivain et journaliste français
- 14 novembre : Hadrien Moulinier, homme politique burkinabé __NOTOC__ als:1985 ja:1985年 ko:1985년 ms:1985 simple:1985 th:พ.ศ. 2528

Peuples gaulois


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Les Gaulois étaient divisés en peuples, 44 à l'époque de la conquête romaine pour être exact. Ceux-ci, regroupés en autant de cités, ont formé la Gaule celtique, et furent inclus dans la Gaule romaine. En voici la liste non-exhaustive pour l'instant - certaines cités ont plusieurs capitales, celles-ci ayant été réparties dans le temps, et non au même moment (cette liste correspond au découpage administratif établi à la mort d'Auguste en 14 de l'ère chrétienne):

Liste par grandes régions

En Gaule chevelue


- Civitates Foederatæ, unies à Rome et exemptes d'impots.
  - les Éduens - Haedui, capitale Augustodunum (Autun),
  - les Carnutes - Carnutes, capitale Autricum (Chartres),
- Civitates Liberæ, récompensées de leur fidélités anciennes ou nouvelles mais que l'on espère gagner tout à fait par l'inappréciable avantage de l'immunité.
  - les Segusiaves - Segusiavi, capitale Forum Segusiavorum (Feurs -Loire-),
  - les Viducasses - Viducasses, capitale Aragenuae (Vieux),
  - les Meldes - Meldi, capitale Iatinum (Meaux),
- Civitates Stipendiariæ, les autres.
  - les Abrincates - Abrincatui, capitale Ingena (Avranches),
  - les Agnutes
  - les Ambilatres
  - les Andecaves - Andecavi, capitale Juliomagus (Angers),
  - les Aulerques Éburovices -Aulerci Eburovicii, capitale Mediolanum Eburvicum (Vieil-Evreux),
  - les Aulerques Cénomans - Aulerci Cenomani, capitale Suidinum (Le Mans),
  - les Aulerques Diablintes - Aulerci Diablintes, capitale Noviodunum (Jublains),
  - les Bajocasses, capitale Augustodurum (Bayeux).
  - les Calètes - Caletii, capitale Juliobona Lillebonne et Caracotinum (Harfleur),
  - les Coriosolites - Coriosilitae, capitale Arvii puis Fanum Martis (Corseul),
  - les Lexoviens - Lexovii, capitale Noviomagus (Lisieux),
  - les Namnètes - Namnetes, capitale Condenvincum (Nantes),
  - les Osismes - Osismii, capitales Vorganium Coz Castell Ac'h et Vorgium (Carhaix),
  - les Parisii - Parisii, capitale Lutece et/ou Lucotecia (Paris),
  - les Pictons, Pictoni, capitale Limonum (Poitiers).
  - les Redones - Redones, capitale Condate (Rennes),
  - les Sénons - Senones, capitale Agendicum (Sens),
  - les Turones - Turoni, capitale Caesarodunum (Tours),
  - les Tricasses - Tricassii, capitale Augustobona (Troyes),
  - les Unelles - Unelli, capitale Crouciaconum (Carentan),
  - les Vénètes - Veneti, capitale Dariorigum (Vannes),
  - les Véliocasses - Veliocassii, capitale Rothomagus (Rouen),

En Gaule aquitaine


- Aquitaine première
  - les Albigeois - Albigenses (Albi),
  - les Cadurques - Cadurci (Quercy, Cahors),
  - les Ruthènes - Ruteni (Rouergue, Rodez),
  - les Lémoviques - Lemovici (Limousin)
  - les Arvernes (Auvergne, Capitale : Gergovia / Gergovie)
  - les Bituriges (Berry),
- Aquitaine seconde
  - les Agenais - Aginnenses, puis les Nitiobroges ou Nitiobriges -
Nitiobrogii, capitale Aginnum (Agen),
  - les Bituriges Vivisques (Bordelais)
  - les Santones (Saintonge, Capitale : Saintes)
  - les Pétrocores (
Petrocorii vers Périgueux)
  - les Pictons (Poitou),
- Novempopulanie Se reporter à Novempopulanie pour la liste des peuples de l'Aquitaine antique.

En Gaule belgique


  - les Rèmes, - capitale
Durocortorum (Reims), capitale de la Gaule Belgique (à l'époque romaine)
  - les Atrebates, - capitale
Nemetocenna (Arras)
  - les Bituriges Cubes,
  - les Éburons, - capitale
Aduatuqua (Tongres)
  - les Leuques, - capitale
Nasium (Naix) et Tullum (Toul), peut-être les ancêtres des Lequeux
  - les Morins, - capitale
Tarvenna (Thérouanne)
  - les Trévires, - capitale
Augusta Treverorum (Trèves)
  - les Viromandui - dont la capitale est inconnue mais qui ont donné son nom à Vermand dans l'Aisne (02). Leur nom semble bien signifier "hommes petits", peut-être parce qu'ils étaient peu puissants et clients d'autres tribus.

Peuples de la Provincia Romana


- les Voconces, voisins des Allobroges (Capitale : Vasio / Vaison-la-Romaine)
- les Volques dit Arécomiques (Capitale : Colonia Augusta Nemausus / Nîmes)
- les Volques dit Tectosages (Capitale : Tolosa / Toulouse) On peut remarquer que certains de ces noms de peuples — ou de leurs capitales — ont des dérivés à notre époque, soit comme noms de villes — provenant du nom de la capitale de cité ou du peuple lui-même — soit comme habitants de villes — bajocasse est le nom d'un habitant de Bayeux.

Les différents statuts

Quelques explications sur le pourquoi des différences de statuts entre les cités, notamment le pourquoi des rares
Civitaes Foederatæ:
- deux raisons très politiques à cela et différentes pour les deux cités Eduenne et Carnute :
  - les Éduens : rappelons que ce sont les Éduens qui ont « prié » Rome d'intervenir en Gaule, en -47, à cause de certains déplacements de peuples gaulois qui risquaient de restreindre, croyaient-ils, leur territoire. N'attendant que cela, Rome a alors envoyé le sénateur et général Jules César, pour intervenir, et ainsi conquérir d'une façon officielle en Gaule. Les Eduens ont toujours eu des accointances avec Rome, cette dernière l'a donc remercié en lui offrant ce statut particulier.
  - les Carnutes : là, on a affaire à une raison différente. La légende qui veut que les druides des différents peuples celtes de Gaule se réunissaient dans la forêt des Carnutes chaque année est vraie, bien que d'une façon différente de l'image donnée par René Goscinny dans sa B.D. Astérix, tome intitulé
Astérix et les Goths. C'est la raison principale du statut donné à la cité des Carnutes. Voulant bien se faire voir par les druides, qui ont plus qu'une place importante dans la société gauloise, Rome a décidé de favoriser leur réunion annuelle, en donnant un place importante au lieu de cette réunion. Cette volonté de se faire valoir aux yeux des druides a disparu par la suite lorsque Rome a voulu faire disparaître ces derniers, pour avoir une politique purement basée sur l'influence des pouvoirs humains, chef de cités et autres, que sur les pouvoirs du divin des druides. De plus, l'influence que les cultes et mythes romains semblait avoir aux yeux des Romains sur les Gaulois, une importance plus grande pour favoriser une romanisation plus avancée.
- les différentes cités ayant le statut de
liberæ sont dues au fait toujours et principalement que celles-ci, soit parce que clientes des Éduens, soit pour des raisons autres, ont aidé Rome très tôt lors de la guerre des Gaules. N'oublions pas que par la suite une section de l'armée romaine, une aile, fut constituée entièrement de cavaliers gaulois, très réputés.

Autres peuples gaulois


- les Allobroges (Capitale :
Vienna / Vienne)
- les Ambarres, cousins des Éduens
- les Bellovaques (capitale :
Cæsaromagnus / Beauvais)
- les Cadurques
Cadurci (Capitale : Cahors)
- les Cavares
- les Ceutrons
- Les Gabales (Capitale:
Anderitum / Javols)
- les Médiomatriques, capitale : Dividunum/ Metz
- les Médulles
- les Ménapiens
- les Séquanes

Voir aussi


- Liste des peuples gaulois en France - liste des peuples celtes de Belgique - liste des peuples celtes d'Espagne - liste des peuples celtes d'Italie - liste des peuples celtes de Suisse - liste des peuples celtes d'île de Bretagne - Celtes


Tricasses

Catégorie:Peuples gaulois Catégorie:Champagne Catégorie:Troyes
- Etymologie proposées : 1 Les Tricasses sont un peuple gaulois. Leur nom vient de tri « trois » et casses « bataillon ». Ils donnèrent leur nom à Troyes. 2 Autre possibilité, TRI serait ici un préfixe intensif suivi de la racine CASSOS qui a deux sens distinct 1 "frisé" en tant qu'adjectif et 2 "passionné". TRI-CASSOS serait alors "qui est très fougueux" sous-entendant un sens guerrier.

Attila

Attila fut le roi des Huns - une peuplade originaire des steppes qui s'était établie dans la plaine danubienne - et régna selon l'historiographie romaine de 434 à 453.

Les relations entre les Huns et l'Empire romain

Dans les faits, l'essor de la puissance hunnique en Europe commence en 422 au temps du grand-roi Ruga et connaît son apogée durant le règne de son successeur, Bleda, le frère d'Attila. Attila eu plusieurs fils, dont Ellac, son successeur officiel. Ruga, en effet, puis son successeur, aide un parti des Romains occidentaux - celui du patrice Aetius, opposé à l'impératrice Galla Placidia - d'abord à prendre le pouvoir contre sa rivale (en 433 ou 434), puis dès 435 à chasser les barbares germaniques qui s'étaient installés en Gaule. Notamment, en 436, les Huns écrasent l'armée burgonde de Gundahar (latin Guntiarius, événement qui sert de base au Nibelungenlied (Chant des Nibelungen)). Ces relations privilégiées des Huns avec l'Occident contrastent avec les luttes des Huns contre l'empire d'Orient, et expliquent en partie la future politique d'Attila. Chant des Nibelungen De fait, Ruga, est de plus en plus hostile à l'empire d'Orient et il meurt dans une expédition organisée contre celui-ci en 434, certainement empoisonné par ses neveux. La succession se fait alors au profit de Bleda, qui devient grand-roi à son tour, et dans une moindre mesure de son frère Attila qui n'hérite que des territoires occidentaux. Les années suivantes 435-440, sous le règne de Bleda, sont marquées par le triomphe des Huns face à l'empire d'Orient. Ce triomphe est avant tout diplomatique et la politique de Bleda à l'égard des Romains est pacifique. Un doublement du tribut versé par Constantinople et la promesse impériale de ne plus s'allier aux barbarres ennemis des Huns (aux peuples germaniques restés indépendants) donne les mains libres à Bleda. Aussi, les Huns étendent leur empire jusqu'aux Alpes, au Rhin et à la Vistule.

La prise de pouvoir d'Attila

Vistule Pourtant, dès 440, profitant de l'occasion qu'offre l'invasion de l'Arménie romaine par les Perses sassanides, invasion qui détourne momentanément l'attention de Constantinople des Huns, Bleda attaque à nouveau l'empire d'Orient. À ce moment, Attila n'aide son frère qu'en dernier recours, ayant entamé des pour-parlers avec l'Empire de son côté. Il ne le fait sans doute que pour éviter d'être lésé sur le partage du butin. La politique séparée d'Attila lors de la guerre de 441-442 s'explique principalement par sa volonté de négocier avec les Romains la remise des princes héritiers huns qui s'étaient réfugiés dans l'empire à la mort de Ruga, dès 435. Ceux-ci auraient hérité du royaume en cas de décès de son frère. Fin 444 ou début 445, aidé par ses vassaux germaniques, Attila réussit un coup d'État contre son frère Bleda. Deux Germains soumis aux Huns : le Skire Edika et le roi des Gépides Ardaric, fournirent en effet les forces nécessaires pour l'assassinat de Bleda qui eut lieu dans lordu de ce dernier. Attila devient alors grand-roi des Huns. Son règne dure huit ans et est marqué par un effondrement de la puissance des Huns, jusque-là patiemment bâtie sur la reconnaissance de l'empire hunnique par l'empire romain d'Orient et sur la manne financière des tributs et rançons versés par Constantinople. En réalité, il semble que dès la fin de l'assassinat, les alliés germaniques d'Attila aient influencé celui-ci en favorisant la propension qu'il avait de se croire destiné à règner sur l'univers tout entier. Ainsi, avec la collaboration d'une vache et de son gardien, ils trouvent pour Attila l'épée du dieu de la guerre, Mars, pointant hors de terre. Or, dans l'engrenage qui va mener les Huns à acquérir plus de puissance, Attila se trouve rapidement contraint à de nouvelles guerres pour récompenser et surtout garder ses fidèles Germains. Aussi, Attila se fait désigner Europæ Orbator (empereur d'Europe) et s'empare dès 445-446 de la province romaine de Pannonie-Savie (le reste de la Pannonie étant déjà tenue par les Huns). Pour maintenir la fiction de l'administration romaine, il est quand même nommé maître de la milice par l'empereur.

Attila et l'empire romain

Depuis la cuvette danubienne où il est durablement installé, Attila menace alors l'empire romain. Mais, le 27 janvier 447, un tremblement de terre détruit une grande partie de la muraille théodosienne de Constantinople et provoque une famine importante. Cette faiblesse de l'empire d'Orient permet à l'empire d'Occident d'être momentanément épargné par les visées d'Attila.

La perte du tribut oriental

Attila, profitant de l'événement, jette son armée sur l'empire d'Orient. Il s'y embourbe : en réalité, l'empire ne paye pas son tribut et les versements des sommes précédemment dues sont interrompues. Les négociations de paix durent plusieurs années, sans aucun bénéfice pour les Huns. Or, au moment même où elles vont aboutir, les tributs versés par l'Orient se tarissent définitivement. L'empereur Théodose II meurt dans un accident de cheval et le « parti des bleus » (parti des sénateurs et des aristocrates) triomphe : il est farouchement opposé à l'idée de payer les barbares pour acheter la paix. N'ayant pu envahir ni soumettre l'Orient, Attila se retrouve pris dans le jeu diplomatique d'Occident en 450.

L'épisode d'Honoria

L'épisode concerne Honoria, co-impératrice d'Occident que son frère cadet, Valentinien III veut forcer à prendre le voile pour préserver l'unité impériale. En 449, un scandale éclate et Honoria est envoyée à Constantinople pour que sa « virginité » soit mieux gardée. Celle-ci envoie alors sa bague à Attila pour lui demander de l'aide. Attila prend l'affaire au sérieux et accepte le bijou comme « dot », avant de demander la Gaule en tant qu'héritage impérial dû à sa « fiancée ». Ses exigences se heurtent naturellement à un refus. Bloqué en Orient, devant le refus de Valentinien et suite à la disparition de Honoria, Attila se trouve contraint en automne 450 de déclarer la guerre à l'empire romain d'Occident, ce qui met un terme également au tribut versé par l'Occident.

L'invasion de la Gaule

À la tête d'une armée coalisée hunno-germanique, Attila se lance au printemps 451 contre la Gaule. Cette armée réunit Gépides (les plus nombreux), Ostrogoths (dirigés par 3 rois frères dont le père du futur Théodoric le Grand), Skires, Suèves, Alamans, Hérules, Thuringiens, Francs, Burgondes, Alains, Sarmates, elle est majoritairement germanique et les Huns n'en composent qu'une infime partie. Les tactiques qui ont précédemment fait leur succès contre les « civilisés » ne sont donc plus à l'ordre du jour. Le 7 avril, Attila brûle Metz. La Gaule lui résiste, d'abord à Paris sous l'impulsion de sainte Geneviève, puis à Lyon, à l'instigation de saint Aignan. Attila est définitivement vaincu par une autre armée barbare, menée par le patrice romain Aetius représentant l'empereur Valentinien III, mais surtout grand connaisseur du grand-roi. À Orléans, où il compte franchir la Loire, le roi hun trouve face à lui les Wisigoths de Théodoric Ier et l'armée romaine d'Aetius, en réalité composée de tous les peuples établis en Gaule à cette époque : Alains, Francs, Burgondes,
gentiles sarmates, Saxons, lètes (colons barbares), Armoricains et même des Bretons venus d'Outre-Manche... Les Huns sont repoussés et c'est à 5 milles romains (7,5 km) de Troyes que la bataille finale a lieu, sans doute moins d'une quinzaine de jours plus tard, dans des champs près du village de Maurica ou Mauriacus (latin campus mauriacus, improprement identifiés par la suite comme les « champs catalauniques » près de Châlons-en-Champagne). À la suite du carnage, Attila reste un moment en Gaule ; puis se retire vers le Rhin. Au printemps 452, il attaque à nouveau en Italie. L'armée d'Attila prend Aquilée, Padoue, Vérone, Milan, Pavie et se dirige vers Rome. Valentinien décide de négocier. Conduite par le pape Léon Ier, par le préfet Trigetius qui a déjà traité avec les Vandales de Genséric, et par le consul Aviennus une délégation romaine va au devant du roi des Huns et obtient un armistice.

La fin

Dans le même temps, les troupes du nouvel empereur oriental, Marcien, ont franchi le Danube et menacent le cœur de l'empire hunnique. Aussi, Attila se retire en Pannonie. De retour dans son
ordu, le grand-roi meurt subitement, au printemps 453, peut-être empoisonné, sans doute d'une hémorragie à la suite d'un festin donné à sa cour pour ses dernières noces. Attila reçoit des funérailles royales et est enterré dans un triple cercueil, probablement sous le lit du fleuve Tisza (dans la Hongrie actuelle), temporairement détourné pour l'occasion. Son fils Ellac]lui succède.

L'image légendaire d'Attila

Attila est surtout connu dans l'historiographie et dans la tradition chrétienne occidentale pour avoir été le fléau de Dieu, ce qui lui a conféré une image des plus sombres. En réalité, ce fils du roi d'un des peuples les plus puissants de son temps est devenu aux yeux des Européens occidentaux l'image emblématique du souverain-guerrier nomade, se confondant dans l'imaginaire populaire avec les traits que l'on prêtera plus tard à [[Gengis Khan]] : sanguinaire, aimant la guerre et les pillages par-dessus tout, cruel et rusé. Or, cette vision est en grande partie inexacte : non seulement les Huns d'Attila était un peuple turc qui accueillait de nombreux Germains en son sein, à tel point que ces derniers étaient largement majoritaires dans la coalition du campus mauriacus, mais aussi la cour d'Attila était sans doute l'une des plus raffinées de son temps, qui avait repris nombre d'usages romains. Cependant, l'époque à laquelle vécut Attila - vers la fin de l'empire d'Occident, son opposition avec le général [[Aetius
, par ailleurs nommé le dernier des Romains et l'origine de son peuple ont frappé l'imaginaire collectif et contribué à faire d'Attila la figure typique du barbare s'opposant à la civilisation, ce qui ressort dans les nombreux films ou œuvres dans lesquels ce dernier apparaît. Dans le chant des Nibelungen (fondé sur l'écrasement des Burgondes par les Huns et popularisé au XIXe siècle par Richard Wagner), connu dans une version du , Attila apparaît sous le nom de Etzel, noble et généreux allié. Il est aussi dépeint dans les légendes germaniques sous les traits de Atli, cruel et assoiffé d'or. Ces deux aspects montrent quelles peuvent être les différentes facettes de la vérité. Enfin, en raison de l'historiographie nationale, il ne faut pas oublier quAttila, nom d'origine germanique et plus précisemment d'origine gotique, a disparu partout sauf en Hongrie actuelle, où ce prénom est toujours autant populaire. ---- Attila est le titre d'une des dernières tragédies de Pierre Corneille alors sur le déclin. La faiblesse de cette pièce par rapport à ses plus grands chefs d'œuvre a suscité le commentaire suivant de Boileau (la précédente tragédie de Corneille avait pour titre Agésilas) : :« J'ai vu Agésilas, hélas ! :— Mais après l'Attila, holà ! » ---- Inspiré par les travaux récents des historiens, "Le Chamane d'Attila", roman de l'écrivain hongrois Tibor Fonyodi (paru en français aux éditions Pygmalion en 2005) dépend la civilisation des Huns de manière nouvelle. Il souligne le rôle fondamental de la spiritualité dans leur culture, une civilisation au vrai sens du terme, dont les Hongrois furent les héritiers et qui est encore sans doute celle des peuples vivants dans les steppes eurasiennes aujourd'hui. L'auteur a déclaré dans une interview que son but avait été, avec "Le Chamane d'Attila", d'écrire un roman fantasy, une sorte de "Seigneur des Anneaux" qui puisait dans la mythologie des Huns. ---- Son nom a été repris pour un logiciel de cms attila-php. Catégorie:Huns Catégorie:Personnalité politique de la Rome antique Catégorie:Hongrie Attila ja:アッティラ ko:아틸라 ms:Atilla

Comté de Champagne

Catégorie:Champagne Champagne Le comté de Champagne est issu de la réunion des terres de la dynastie des Thibaldiens : comté de Meaux, comté de Troyes Le comte de Champagne était l'un des six pairs laïcs primitifs. Sa richesse fut développée par les foires de Champagne dont la sécurité était garantie par les comtes. Les circonscriptions le comté de Champagne relève du roi de France, du duc de Bourgogne, de l'archevêque de Reims, de l'archevêque de Sens, de l'évêque de Langres, de l'évêque de Châlon-sur-Marne, de l'abbaye de Saint-Denis, etc.

Composantes du comté de Champagne


- Comté de Braine Une partie du village de Domrémy - village natal de Jeanne d'Arc - dépendait de la châtellenie de Gondrecourt en Barrois mouvant, tandis que l'autre partie relevait du comté de Champagne.

Voir aussi

Articles connexes

Liste des comtes de Champagne

Liens externes


- [http://comtedechampagne.free.fr/ Le comté de Champagne au Moyen Âge]

Foires de Champagne

Catégorie:ChampagneCatégorie:Histoire économique Les foires de Champagne sont un ensemble de foires sur le domaine des comtes de Champagne dont le succès fut principalement dû à la sécurité des marchands garantie par les comtes de Champagne elle se tenaient dans les villes de Lagny (1/an), Provins (2/an), Troyes (2/an) et Bar-sur-Aube (1/an). C'est bie